
À qui le piratage nuit-il?
Le piratage n’est pas un crime sans victimes. Il détruit des emplois, crée un manque à gagner dans les économies locales, nuit au processus créateur et, en 2005 seulement, il a coûté environ 18,2 milliards USD à l’industrie cinématographique à l’échelle internationale. Les industries de la production cinématographique et télévisuelle ont fourni plus de 131 500 emplois au Canada en 2007/08 et apporté plus de 5,2 milliards $ (CDN) à l’économie canadienne. Quand ces industries de création ont la chance de réussir, c’est tout le monde qui en profite. Cela encourage les studios cinématographiques à prendre davantage de chances en créant des films plus originaux et en engageant des scénaristes émergents et des acteurs moins connus.
Le piratage nuit aussi aux commerces locaux et aux recettes fiscales du gouvernement. Au canada, le piratage de films a occasionné une perte estimative de 270 millions $ (USD) au niveau de la consommation des ménages en 2005 tout en faisant perdre au gouvernement des recettes fiscales de l’ordre de 41 millions $ (USD). La protection des industries de création permet aux studios cinématographiques de tourner des productions à gros budget dans plusieurs villes du pays et de créer ainsi des retombées économiques importantes. Cela leur permet également d’engager plus de travailleurs canadiens.
La production étrangère est une source de bénéfices directs qui fournit des emplois aux interprètes locaux et aux équipes de tournage, encourage les entreprises qui en dépendent, stimule l’activité économique en achetant des produits de fournisseurs spécialisés et généraux et génère des revenus fiscaux directs et indirects. Les retombées économiques de cette activité dépassent de loin les avantages liés aux productions elles-mêmes : de nombreuses industries connexes en récoltent les bienfaits par le biais de la distribution des films et des émissions de télévision, l’exploitation des cinémas, la vente au détail, la fabrication, la radiodiffusion, les festivals de films et de mille et une autres façons.
